L’idée d’ajouter une voie supplémentaire sur certains tronçons du Ring de Bruxelles refait surface, notamment après le retrait du recours introduit par l’organisation environnementale Dryade. La Flandre a revu son plan initial en intégrant davantage d’infrastructures cyclables et en abandonnant l’idée de deux nouvelles bandes de circulation au profit d’une seule.
Elle introduit également une régulation dynamique de la vitesse, destinée à limiter l’impact sur les zones naturelles sensibles proches du Ring, comme le Laarbeekbos ou les prairies de Wolvertem.
Ces aménagements ont permis d’apaiser une partie des inquiétudes écologiques, en particulier concernant les émissions d’azote et la qualité de l’air. Dryade, satisfaite de ces ajustements et de l’abandon des anciennes normes d’émission jugées obsolètes, a donc retiré son opposition.
Pour plus d’informations techniques, consulte le site officiel :
👉 Bruxelles Mobilité : https://mobilite-mobiliteit.brussels/fr
Même avec ce compromis, le débat est loin d’être clos. Le gouvernement bruxellois, toujours en affaires courantes, refuse de soutenir le projet.
Selon la ministre sortante de la Mobilité Elke Van den Brandt, “plus de voies, c’est plus de trafic, et donc plus d’embouteillages au final.”
Bruxelles reproche également à la Flandre d’avoir repoussé un projet de tram express vers la capitale, alors que l’ajout d’une voie enverrait davantage de voitures vers un réseau déjà saturé.
Et même si le tronçon concerné est situé en Flandre (entre Grand-Bigard et Zaventem), l’impact sur les nuisances sonores, la qualité de l’air et les flux entrants vers Bruxelles donne à la Région bruxelloise des arguments juridiques solides pour bloquer le projet — y compris via un recours auprès du Conseil d’État ou de la Commission européenne.
Du côté flamand, la ministre Annick De Ridder estime qu’une voie supplémentaire est indispensable pour désengorger le Ring et réduire le trafic de contournement provenant des communes voisines. L’association Touring partage cette opinion et alerte sur le risque de saturation complète si aucune capacité supplémentaire n’est ajoutée.
Le coût global du projet approche les 3,5 milliards d’euros, mais il reste à l’arrêt, coincé entre visions politiques divergentes et enjeux environnementaux. Comme d’autres projets interrégionaux, il risque de devenir une éternelle “procession d’Echternach”.
Pour les habitants, les automobilistes et les futurs conducteurs, cette incertitude prolonge un climat déjà marqué par les embouteillages quotidiens.
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