Essuie-glaces en panne sous la neige : que faire pour rester en sécurité ?
Essuie-glaces en panne sous la neige : que faire pour rester en sécurité ? En hiver, la visibilité est un enjeu vital pour la conduite. Pourtant, il arrive qu’après quelques kilomètres, les essuie-glaces cessent soudainement de fonctionner, souvent au pire moment : pendant une averse de neige. Panique ? Pas forcément. Dans la majorité des cas, la cause est simple… et la solution aussi. ❄️ Pourquoi les essuie-glaces tombent-ils en panne en hiver ? Les essuie-glaces sont conçus pour durer longtemps. Leur moteur électrique est robuste et rarement en cause. En revanche, le froid et le gel peuvent provoquer un arrêt brutal du système. Les causes les plus fréquentes : balais collés au pare-brise par le gel essuie-glaces restés enclenchés la veille neige ou glace bloquant le mouvement des bras surcharge électrique entraînant un fusible grillé 👉 Le fusible joue alors son rôle de protection : il coupe le courant pour éviter d’endommager le moteur. Résultat : soit la visibilité reste correcte quelques instants soit la neige recommence à tomber… et conduire devient immédiatement dangereux 🔧 Que faire concrètement ? Le bon diagnostic étape par étape Avant de penser à une panne grave ou à une visite coûteuse chez le garagiste, il faut vérifier un point précis. Étape 1 : couper le moteur et sécuriser le véhicule garez-vous dans un endroit sûr activez les feux de détresse si nécessaire Étape 2 : vérifier le boîtier à fusibles consultez le manuel du véhicule localisez le boîtier (habitacle ou compartiment moteur) identifiez le fusible des essuie-glaces 💡 Un schéma est souvent collé à l’intérieur du couvercle. Étape 3 : remplacer le fusible utilisez la petite pince fournie remplacez le fusible par un modèle de même couleur et même ampérage ne jamais surdimensionner “pour dépanner” 👉 Un fusible coûte quelques euros et peut vous éviter une immobilisation. ⚠️ Prévention : les bons réflexes à adopter en hiver Avant de démarrer toujours dégivrer complètement le pare-brise décoller les balais avant d’actionner les essuie-glaces vérifier qu’ils ne sont pas pris dans la glace À garder dans la voiture une boîte de fusibles de rechange le manuel du véhicule (ou sa version numérique) un grattoir et un spray dégivrant Cas plus rare : la neige fondante Lorsque la neige fond, de l’eau peut s’infiltrer : canaux d’évacuation bouchés humidité provoquant un court-circuit ponctuel fusible qui saute sans raison apparente Dans ce cas aussi, le remplacement du fusible suffit souvent. 🔗 Pour les recommandations générales de sécurité hivernale, consultez le SPF Mobilité. 🚗 Conseil auto-école Une bonne visibilité est une obligation légale et une condition essentielle pour conduire en sécurité. En hiver, anticiper ces petits incidents fait partie des réflexes d’un conducteur responsable… et bien formé
Taxe aux heures de pointe à Bruxelles : ce qui est envisagé et ce que cela changerait vraiment

Taxe aux heures de pointe à Bruxelles : ce qui est envisagé et ce que cela changerait vraiment La mobilité bruxelloise pourrait connaître un nouveau tournant. Dans le cadre des négociations pour former un gouvernement régional, une taxation ciblée de l’usage de la voiture aux heures de pointe est à l’étude. L’objectif affiché : réduire la congestion et améliorer l’équilibre budgétaire. Mais la mesure soulève déjà de nombreuses questions chez les automobilistes. Une taxe ciblée sur les moments et zones les plus congestionnés Contrairement aux projets de taxation kilométrique évoqués par le passé, la piste actuellement étudiée serait plus ciblée. Le principe envisagé : prélèvement déclenché à l’entrée de zones très congestionnées uniquement à certaines plages horaires : le matin : 7h30 – 9h le soir : 16h30 – 19h zones encore à définir, mais le Pentagone bruxellois est régulièrement cité La détection des véhicules reposerait sur des caméras ANPR (reconnaissance automatique des plaques), déjà largement utilisées dans les tunnels et axes structurants de la Région de Bruxelles-Capitale. 📊 Selon les premières estimations internes, cette mesure pourrait générer : environ 36 millions d’euros en 2027 plus de 60 millions d’euros en 2028 👥 Qui serait concerné ? Le débat reste ouvert L’un des points les plus sensibles concerne l’identification des automobilistes visés. Plusieurs options sont sur la table : application à tous les véhicules, sans distinction ciblage des navetteurs venant de l’extérieur exclusion des résidents bruxellois, comme cela existe déjà pour certaines politiques de stationnement à Paris 👉 À ce stade, aucune décision définitive n’a été prise.Les négociateurs reconnaissent eux-mêmes que le mécanisme doit encore être affiné sur les plans juridique, technique et social. Ce qui semble acquis en revanche, c’est la volonté de la Région d’agir sans attendre une solution coordonnée avec la Flandre et la Wallonie, qui travaillent de leur côté sur une vignette routière commune. 🧾 Un contexte fiscal déjà lourd pour les conducteurs Cette proposition s’inscrit dans un climat où la fiscalité automobile est déjà très élevée en Belgique. Ce que paient déjà les automobilistes : TVA sur les véhicules et carburants accises sur l’essence et le diesel taxe de mise en circulation taxe de circulation annuelle assurances obligatoires amendes routières de plus en plus strictes Le souvenir du projet SmartMove, porté lors de la précédente législature sous le gouvernement de Rudi Vervoort, reste également présent. Ce projet de taxation basée sur l’usage réel du véhicule avait finalement été abandonné face aux oppositions politiques. La mesure actuellement évoquée se veut plus simple dans sa forme, mais poursuit un objectif similaire : décourager l’usage de la voiture aux heures les plus critiques. 🔗 Pour le cadre réglementaire général en matière de mobilité et de fiscalité, voir les informations officielles du SPF Mobilité. 🚗 Point auto-école Ce débat illustre une réalité essentielle pour les futurs conducteurs : les règles de circulation et de mobilité évoluent constamment, surtout en milieu urbain. Comprendre ces changements fait désormais partie intégrante d’une conduite responsable et anticipative.
Mobilité en Belgique : tout ce qui change au 1er janvier 2026

Mobilité en Belgique : tout ce qui change au 1er janvier 2026 Fiscalité, zones basses émissions, permis de conduire ou transports publics : 2026 marque un tournant majeur pour la mobilité en Belgique. Ces mesures visent à renforcer la sécurité routière, accélérer la transition écologique et harmoniser certaines règles entre régions. Voici l’essentiel à connaître pour les conducteurs actuels et futurs. 🚗 Entreprises et conducteurs : de nouvelles règles structurantes Budget mobilité désormais obligatoire Introduit en 2019, le budget mobilité change de statut en 2026 : toute entreprise ayant mis à disposition au moins une voiture de société pendant 36 mois devra proposer un budget mobilité obligation progressive selon la taille : grandes entreprises : dès 2027 PME (15–50 travailleurs) : dès 2028 très petites structures : hors champ 👉 Pour le travailleur, rien n’est imposé : la voiture de société reste possible, mais le droit au budget mobilité devient effectif (véhicule plus sobre, alternatives durables, ou solde en espèces fiscalement avantageux). Fiscalité automobile durcie fin de la déductibilité fiscale pour les voitures de société thermiques dès 2026 régime transitoire pour les commandes antérieures : 50 % en 2026 25 % en 2027 0 % en 2028 contribution environnementale à l’achat d’un véhicule électrique neuf (financement du recyclage des batteries) ⚠️ Sécurité routière et circulation : des règles plus strictes Fin des anciennes dérogations pour la ceinture Dès le 1er janvier 2026 : toutes les dispenses médicales délivrées avant le 1er mars 2022 expirent une nouvelle demande devra être introduite auprès du SPF Mobilité, avec certificat médical à jour LEZ renforcée à Bruxelles Dans la Région de Bruxelles-Capitale : interdiction des Diesel Euro 5 exclusion de certains essence Euro 2 et véhicules LPG/CNG anciens période transitoire avec avertissements début 2026 amendes à partir de mars 2026 👉 Environ 400.000 véhicules sont concernés à l’échelle nationale, particuliers et professionnels compris, avec une trajectoire claire vers la fin totale du Diesel à Bruxelles en 2030. 🎓 Permis de conduire, transports publics et sanctions Parcours du permis désormais régional en Wallonie À partir de 2026, en Wallonie : le candidat choisit une région toute la formation et les examens doivent s’y déroulerObjectif : mettre fin aux stratégies opportunistes et garantir l’égalité de traitement.La Flandre et Bruxelles n’ont pas encore acté de mesure similaire. Amendes plus élevées dans les transports publics Chez De Lijn : +18 % sur les amendes courantes adulte sans titre : 127 € (au lieu de 107 €) récidive la même année : 349 € sanctions revalorisées aussi pour les mineurs 🔗 Ces ajustements s’inscrivent dans une politique globale de responsabilisation des usagers. 🚗 Conseil auto-école Les règles de mobilité évoluent vite. S’informer régulièrement et anticiper (véhicule conforme, formation cohérente, respect des règles) est devenu indispensable pour éviter sanctions et mauvaises surprises.
Mineurs dans la circulation : qui est responsable en cas d’accident ?

Mineurs dans la circulation : qui est responsable en cas d’accident ? En Belgique, les mineurs sont de plus en plus présents dans la circulation : piétons, cyclistes, utilisateurs de trottinettes électriques ou de cyclomoteurs. Cette réalité quotidienne soulève une question essentielle pour les parents et futurs conducteurs : qui est responsable lorsqu’un mineur provoque un accident ?Entre statistiques préoccupantes, règles légales strictes et mesures de prévention, faisons le point. 📊 Accidents de la route : quels risques pour les mineurs ? Les chiffres montrent que les jeunes usagers sont particulièrement exposés dans la circulation. Quelques données clés : 1 accidenté sur 10 est un mineur âgé de 15 à 19 ans des chiffres plus élevés à Bruxelles que dans les autres régions près de 2/3 des victimes sont des garçons Moyens de transport les plus utilisés : à pied comme passager en voiture transports en commun 🚲 4 mineurs sur 10 utilisent régulièrement un vélo 🛴 1 sur 5 utilise occasionnellement une trottinette électrique Moyens de transport les plus impliqués dans les accidents : cyclomoteur vélo piéton trottinette électrique Ces données proviennent d’une étude de référence menée par VIAS, l’institut belge pour la sécurité routière. ⚖️ Responsabilité légale : que dit la loi selon l’âge du mineur ? En Belgique, la responsabilité dépend principalement de l’âge du mineur au moment de l’accident. 👶 Moins de 12 ans le mineur n’est jamais responsable la responsabilité incombe toujours aux détenteurs de l’autorité parentale 🧒 Entre 12 et 15 ans le mineur ne peut pas être tenu personnellement responsable les parents peuvent toutefois prouver l’absence de faute éducative 🧑🦱 À partir de 16 ans le mineur peut être poursuivi comme un adulte pour une infraction routière les dossiers sont traités par le tribunal de police Depuis 2025, la loi prévoit que tous les détenteurs de l’autorité parentale (parents, tuteurs, familles d’accueil, adoptants) sont responsables des dommages causés par les mineurs sous leur responsabilité. 🔗 Pour le cadre légal officiel, voir les informations du SPF Mobilité. 🛡️ Prévention, assurances et entretien : les bons réflexes à adopter 🎓 Sensibilisation et formation Le Plan fédéral de sécurité routière insiste sur : l’éducation dès le plus jeune âge l’implication des parents, écoles et mouvements de jeunesse l’utilisation des réseaux sociaux comme outil de prévention 🧾 Assurances recommandées Pour les parents : assurance familiale (indispensable) assurance protection juridique assistance vélo ou mobilité douce (utile en cas de panne ou d’accident) 🔧 Entretien des véhicules : un rôle clé Un mauvais entretien augmente fortement le risque d’accident. Bonnes pratiques essentielles : nettoyer régulièrement le véhicule vérifier pneus et pression contrôler freins et éclairage entretenir la chaîne pour les vélos gérer correctement les batteries (charge partielle, stockage sécurisé) 🚗 Conseil auto-école La sécurité routière commence bien avant l’examen de conduite. Comprendre les règles, adopter les bons comportements et responsabiliser les jeunes usagers est essentiel pour réduire durablement les accidents impliquant des mineurs.
Trottinettes électriques interdites à Bruxelles la nuit du Nouvel An : ce qu’il faut savoir

Trottinettes électriques interdites à Bruxelles la nuit du Nouvel An : ce qu’il faut savoir À l’approche du réveillon, les règles de circulation évoluent à Bruxelles. Pour des raisons de sécurité publique, l’usage des trottinettes électriques sera exceptionnellement interdit durant toute la nuit du Nouvel An. Une décision forte qui concerne autant les usagers réguliers que les conducteurs en devenir, et qui mérite d’être clairement expliquée. 🚫 Une interdiction totale sur tout Bruxelles Pour la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, la Région de Bruxelles-Capitale applique une suspension complète de la circulation des trottinettes électriques. 📅 Période concernée : du 31 décembre à 12h au 1er janvier à 9h du matin 📍 Zone : l’ensemble du territoire bruxellois, sans aucune exception ⚠️ Sont concernées : les trottinettes privées les trottinettes en libre-service Les opérateurs de partage devront également retirer leurs engins de certaines zones sensibles, sur demande des services de police. 🚑 Pourquoi une telle mesure ? Des chiffres qui inquiètent Cette interdiction temporaire n’est pas anodine. Elle a été décidée dans un contexte de forte pression sur les services de secours, particulièrement durant la nuit du réveillon. Les raisons invoquées par les autorités : plus de 1.000 accidents impliquant des trottinettes recensés en un an plusieurs accidents mortels incidents passés où des trottinettes ont : bloqué le passage des véhicules d’urgence été utilisées comme objets dangereux La décision a été validée par Rudi Vervoort, dans une logique de prévention maximale lors d’une nuit traditionnellement sensible. 🔗 Pour plus d’informations sur la sécurité routière en Belgique, voir les recommandations de VIAS. ⚖️ Quelles sanctions et quel message pour les usagers ? L’interdiction s’accompagne de sanctions pénales sévères, rarement connues du grand public. 👉 En cas d’infraction : peine de prison possible de 8 à 14 jours et/ou amende de 234 € à 1.800 € Un signal clair envoyé aux futurs conducteurs Même si cette mesure est ponctuelle, elle illustre une réalité essentielle enseignée en auto-école : la liberté de circulation s’efface lorsque la sécurité collective est en jeu. À l’heure où les villes adaptent leurs règles face aux nouvelles formes de mobilité, Bruxelles rappelle que le respect des règles temporaires fait pleinement partie du comportement responsable attendu de tout usager de la route. 🚗 Conseil auto-école Les règles de circulation peuvent changer temporairement lors d’événements exceptionnels. S’informer avant de se déplacer est un réflexe indispensable — que l’on soit conducteur, cycliste ou utilisateur de trottinette.
Défaut d’assurance automobile : bientôt des amendes jusqu’à 8.000 € en Belgique

Défaut d’assurance automobile : bientôt des amendes jusqu’à 8.000 € en Belgique Des milliers de véhicules toujours sans assurance en Belgique Malgré l’obligation légale, on estime qu’environ 100.000 véhicules circulent actuellement sans assurance responsabilité civile en Belgique, soit près de 2 % du parc automobile. 📈 Les conséquences sont préoccupantes : augmentation des accidents impliquant des véhicules non assurés lourdes conséquences financières et juridiques pour les conducteurs fautifs procédures complexes et coûteuses pour les victimes Le piège des caméras ANPR : des contrôles désormais automatiques La donne change avec le déploiement massif des caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition). Jusqu’ici utilisées surtout pour : repérer des véhicules volés détecter des plaques non immatriculées 👉 Elles permettent désormais aussi de croiser automatiquement les bases de données afin d’identifier : les véhicules sans assurance valide les véhicules sans contrôle technique en ordre 🔍 Comment ça fonctionne ? un simple passage devant une caméra suffit aucune interception par la police n’est nécessaire la sanction peut être envoyée automatiquement par voie administrative ⚠️ La base légale fédérale existe déjà.Le système est en cours de déploiement progressif, avec des phases de test et de sensibilisation avant une application généralisée. Défaut d’assurance : des sanctions extrêmement sévères Rouler sans assurance n’est en aucun cas une infraction mineure. 🚨 Sanctions prévues par la loi belge 💰 Amende de 800 € à 8.000 € 🚫 Retrait du permis de conduire (de quelques jours à plusieurs années) ⚖️ Peine de prison possible dans les cas les plus graves 🚗 Saisie ou immobilisation du véhicule 🧾 Frais supplémentaires : remorquage immobilisation frais communaux variables 👉 Une économie sur une prime d’assurance peut rapidement se transformer en facture à cinq chiffres. Quand l’assurance devient difficile à obtenir : une solution existe Tous les conducteurs non assurés ne le sont pas volontairement. Certains font face à des refus répétés des compagnies d’assurance. 👉 Dans ce cas, il existe une alternative légale :le Bureau de tarification Ce que permet le Bureau de tarification : imposer une assurance minimale obligatoire après plusieurs refus documentés avec une prime adaptée au profil de risque ⚠️ Le dispositif n’est ni automatique ni bon marché, mais il permet d’éviter l’illégalité et des sanctions dramatiques. Accident sans assurance : des conséquences financières vertigineuses Si le conducteur non assuré est responsable il doit assumer personnellement l’ensemble des dommages le coût moyen d’un sinistre dépasse 17.000 € aucun plafond de protection Si la victime est assurée avec une omnium ou une assurance conducteur : indemnisation rapide, puis recours sans ces garanties : intervention du Fonds commun de garantie, financé par l’ensemble des assurés 📊 En 2024, plus de 6.500 dossiers ont été ouverts pour des accidents impliquant des conducteurs non assurés, un chiffre en constante augmentation.
Phares mal réglés ou défectueux : des amendes salées en Belgique

Phares mal réglés ou défectueux : des amendes salées en Belgique Un éclairage défectueux, mal orienté ou trop puissant n’est pas seulement gênant : il peut coûter cher aux automobilistes belges. Avec l’arrivée de l’hiver et la multiplication des trajets de nuit, les autorités renforcent les contrôles, tandis que les sanctions financières devraient encore augmenter. Éblouissement et phares LED : un problème de plus en plus fréquent Avec les journées plus courtes, les plaintes liées à l’éblouissement se multiplient sur les routes belges. Beaucoup d’automobilistes pointent du doigt les phares LED, jugés trop agressifs. Pourtant, le problème ne vient généralement pas de la technologie elle-même. L’Agence wallonne pour la sécurité routière rappelle que : les normes européennes encadrent strictement l’intensité lumineuse des phares dans la grande majorité des cas, l’éblouissement est causé par un mauvais réglage de l’orientation 🚙 Le phénomène est encore accentué par : la hauteur des SUV, de plus en plus présents sur les routes des réglages involontaires, par exemple lorsque le conducteur touche sans s’en rendre compte la molette de réglage de hauteur des feux 👉 Même si les statistiques officielles recensent relativement peu d’accidents directement liés à des feux défectueux, l’éblouissement reste un facteur de risque réel, souvent sous-estimé. Infractions et amendes : combien risquez-vous ? Le Code de la route belge encadre strictement l’utilisation des feux, et les sanctions sont déjà élevées… avant même l’augmentation annoncée. 🚔 Amendes actuellement en vigueur 💰 58 € feu défectueux ou mal réglé usage injustifié des phares antibrouillard 💰 116 € feux de route maintenus à moins de 50 m d’un autre véhicule chargement gênant la visibilité des phares 💰 174 € absence totale d’éclairage avant ou arrière ⚠️ À noterUn réglage incorrect des phares peut aussi entraîner une carte rouge au contrôle technique, limitant la circulation du véhicule à 15 jours, avec obligation de repasser au centre. 📈 Les autorités ont annoncé une augmentation prochaine d’environ 10 % des perceptions immédiates, ce qui rendra ces infractions encore plus coûteuses. Des règles encore mal connues des conducteurs De nombreux automobilistes belges ne maîtrisent pas correctement l’usage des feux, en particulier des phares antibrouillard. 📊 Selon des données récentes : 78 % des conducteurs ignorent quand utiliser les antibrouillards avant Rappel essentiel du Code de la route : 🌧️ Antibrouillards avant : uniquement en cas de pluie intense, neige ou brouillard épais lorsque la visibilité est inférieure à 200 m 🌫️ Antibrouillards arrière : uniquement si la visibilité est inférieure à 100 m 🚲 Et les vélos ?Les éclairages LED puissants posent aussi problème chez les cyclistes. En pratique : 50 à 100 lumens en ville 100 à 500 lumens hors agglomérationAu-delà, le risque d’éblouissement devient important, même si l’objectif reste d’être bien visible. 👉 Face à ces constats, les contrôles seront renforcés cet hiver.
LEZ Bruxelles 2026 : 400.000 voitures concernées et un marché automobile sous pression

Ronds-points en Belgique : sécurité, incompréhensions et avenir d’un modèle routier Une interdiction massive dès le 1er janvier 2026 Le compte à rebours est lancé : à partir du 1er janvier 2026, les véhicules jugés trop polluants ne pourront plus circuler dans la LEZ bruxelloise.La mesure touche principalement les Diesel Euro 5 (2011-2016) et les essence Euro 2 (1996-2001), avec quelques modèles LPG et CNG. L’impact est énorme : plus de 30.000 voitures immatriculées à Bruxelles deviendront interdites, près de 400.000 véhicules à l’échelle nationale devront être remplacés. L’application se fera en deux temps : 1er janvier → 1er mars 2026 : avertissement écrit, à partir du 1er avril 2026 : amendes jusqu’à 350 €, avec un maximum de 4 amendes par an (soit 1.400 €). Les utilitaires ne sont pas épargnés : 134.000 camionnettes Diesel Euro 5 circulent encore en Belgique, dont environ 7.000 à Bruxelles. Les artisans et PME devront eux aussi anticiper. Ruée chez les concessionnaires : entre urgence et incertitudes Depuis que la date est confirmée et que les sanctions sont connues, les automobilistes se pressent chez les concessionnaires. Selon la RTBF, certaines concessions observent un flux continu de clients, souvent stressés et indécis : essence, hybride, électrique, occasion ou neuf ? L’enjeu est simple : être en règle avant l’échéance, surtout avec la fin définitive des Diesel annoncée pour 2030 à Bruxelles. Résultat : les véhicules en stock sont très recherchés, les automobilistes craignent de perdre l’accès à la capitale, certains pensent à tort qu’ils seront verbalisés dès le 1er janvier (ce sera encore un avertissement). Ce regain d’intérêt touche aussi bien le marché de l’occasion que le neuf, à condition que le véhicule soit disponible immédiatement. Hausse des prix et effet salon : comment acheter malin ? L’équation est logique : plus de demande = prix plus élevés. Beaucoup d’automobilistes découvrent que le modèle conforme dépasse de 3.000 à 4.000 € leur budget initial. Cette hausse est liée : à la demande massive, à la rareté des thermiques récents conformes, à la volonté d’éviter un passage forcé vers l’électrique. Le climat est donc à la précipitation, mais pas de panique : la sanction réelle n’arrive qu’en mars.Et surtout, janvier accueillera le Salon de l’Auto de Bruxelles, un moment traditionnellement propice aux remises commerciales. Les organisateurs ont même prévu une offre de places gratuites pour les Bruxellois concernés, histoire d’aider les conducteurs à préparer leur transition.
Ronds-points en Belgique : sécurité, incompréhensions et avenir d’un modèle routier

Ronds-points en Belgique : sécurité, incompréhensions et avenir d’un modèle routier Pourquoi la Belgique a multiplié les giratoires (et ce que ça change vraiment) Depuis vingt ans, les ronds-points se sont imposés dans le paysage belge : pour réduire la gravité des accidents pour fluidifier le trafic aux intersections pour forcer mécaniquement les conducteurs à ralentir pour simplifier les carrefours complexes On estime aujourd’hui qu’il existe environ 9.000 ronds-points, dont 2.700 en Flandre et plus de 6.000 en Wallonie, mais ce chiffre est clairement sous-estimé : jusqu’à 30 % des communes ignorent l’état précis de leurs infrastructures. En incluant les installations locales, le total réel pourrait largement dépasser le double. L’idée de fond : remplacer des carrefours à feux, jugés moins sûrs et moins fluides, par un dispositif qui limite la vitesse moyenne et réduit mécaniquement l’énergie d’impact en cas de collision. Résultats chiffrés, zones d’ombre et comportements risqués Les études disponibles affichent des résultats tangibles :👉 –16 % de victimes en Wallonie et –28 % en Flandre lorsqu’un carrefour à feux est remplacé par un rond-point.Ces chiffres démontrent que l’infrastructure compense une partie des erreurs humaines, même si elle ne supprime ni l’alcool, ni la distraction, ni le non-respect des signaux. Autre effet mesurable : un rond-point évite les accélérations brutales pour franchir un feu vert il impose un ralentissement continu il limite la puissance cinétique lors d’un choc En revanche, les accidents recensés dans les giratoires proviennent souvent d’entrées trop rapides, entraînant des pertes de contrôle isolées. Les usagers vulnérables restent exposés : motos et cyclistes représentent plus de 37 % des victimes, faute de lisibilité, d’anticipation et… de clignotants. Un problème culturel ? Mauvaise maîtrise et clignotants oubliés Une enquête de l’AWSR menée auprès de 1.000 conducteurs montre que : seulement 1 automobiliste sur 10 sait qu’il peut choisir sa bande avant d’entrer près de 20 % pensent à tort qu’ils peuvent sortir depuis la bande intérieure certains imaginent pouvoir s’engager même si quelqu’un circule déjà dans l’anneau La règle belge (clignoter uniquement en sortant) est connue, mais trop minimaliste. Résultat : peu de communication, beaucoup d’ambiguïtés et des décisions risquées. D’autres modèles, comme en France, demandent d’indiquer aussi son intention dans l’anneau. Une logique plus lisible, plus anticipative, et sans doute plus sécurisante. 👉 Le sujet mériterait d’être ouvert, notamment auprès d’experts ou d’organismes comme VIAS. Pour approfondir le débat : voir les travaux accessibles sur vias.be.
L’Europe renonce au contrôle annuel

Contrôle technique : l’Europe renonce au contrôle annuel… sauf la Belgique L’Europe renonce au contrôle annuel L’Union européenne envisageait d’imposer un contrôle technique chaque année pour les voitures et camionnettes de plus de dix ans. Finalement, les ministres des Transports des 27 États membres ont dit non, estimant qu’une telle mesure ferait grimper les coûts pour les automobilistes.Résultat : le régime européen reste inchangé, avec un contrôle obligatoire tous les deux ans pour les véhicules plus anciens. Plusieurs pays, comme la France ou l’Allemagne, appliquent déjà cette fréquence dès la quatrième année après l’immatriculation. La Commission européenne plaidait pourtant pour une cadence annuelle afin de renforcer la sécurité routière et mieux surveiller les émissions polluantes. Mais cette ambition n’a pas convaincu les États membres, qui préfèrent éviter de nouvelles charges financières pour les conducteurs — un argument discutable si l’on considère le coût élevé des accidents liés à des défaillances mécaniques. 🇧🇪 La Belgique maintient son contrôle strict Contrairement au reste de l’Europe, la Belgique ne compte pas alléger sa réglementation. Chez nous, les véhicules âgés de plus de dix ans doivent toujours passer un contrôle technique annuel, en Flandre comme en Wallonie.Pour les voitures plus récentes, des assouplissements existent : En Flandre : contrôle tous les deux ans si le véhicule a moins de 8 ans et moins de 160.000 km. En Wallonie : même limite d’âge, mais seuil à 110.000 km. Cette évolution a alimenté certaines spéculations, notamment au nord du pays, où les centres de contrôle rencontrent parfois des difficultés organisationnelles. Certains imaginaient que la Belgique pourrait revenir à un contrôle biennal pour les véhicules plus anciens — hypothèse désormais écartée.L’approche belge reste donc axée sur un suivi rapproché, considéré comme un atout pour la sécurité routière. 👉 Pour en savoir plus sur les règles de conduite et la sécurité en Belgique, consultez Auto-école Contact+. Coûts invisibles et réforme européenne en cours Si certains pays européens s’opposent au contrôle annuel, c’est au nom du portefeuille des automobilistes. Mais cette vision omet un élément essentiel : un véhicule mal entretenu peut coûter bien plus cher à la collectivité — entre accidents évitables, frais médicaux, sinistres assurantiels et dommages matériels.L’Union européenne rappelait récemment que 19.800 personnes ont perdu la vie sur les routes du continent l’an dernier. Un chiffre loin de l’objectif « zéro mort » fixé pour 2050. Le débat n’est toutefois pas clos. La position des ministres ne représente pas encore la loi : le Parlement européen doit encore rendre son avis. En cas de désaccord, un compromis devra être trouvé.Parallèlement, d’autres aspects de la réforme avancent : nouvelles méthodes de contrôle des émissions d’oxydes d’azote et de particules fines, ainsi que des mesures renforcées contre la fraude au compteur kilométrique (type Car-Pass).Une bonne nouvelle pour la Belgique, où la majorité des manipulations détectées concernent des véhicules importés.