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Ronds-points en Belgique : sécurité, incompréhensions et avenir d’un modèle routier

Une interdiction massive dès le 1er janvier 2026

Le compte à rebours est lancé : à partir du 1er janvier 2026, les véhicules jugés trop polluants ne pourront plus circuler dans la LEZ bruxelloise.
La mesure touche principalement les Diesel Euro 5 (2011-2016) et les essence Euro 2 (1996-2001), avec quelques modèles LPG et CNG.

L’impact est énorme :

  • plus de 30.000 voitures immatriculées à Bruxelles deviendront interdites,

  • près de 400.000 véhicules à l’échelle nationale devront être remplacés.

L’application se fera en deux temps :

  • 1er janvier → 1er mars 2026 : avertissement écrit,

  • à partir du 1er avril 2026 : amendes jusqu’à 350 €, avec un maximum de 4 amendes par an (soit 1.400 €).

Les utilitaires ne sont pas épargnés : 134.000 camionnettes Diesel Euro 5 circulent encore en Belgique, dont environ 7.000 à Bruxelles. Les artisans et PME devront eux aussi anticiper.

Ruée chez les concessionnaires : entre urgence et incertitudes

Depuis que la date est confirmée et que les sanctions sont connues, les automobilistes se pressent chez les concessionnaires. Selon la RTBF, certaines concessions observent un flux continu de clients, souvent stressés et indécis : essence, hybride, électrique, occasion ou neuf ?

L’enjeu est simple : être en règle avant l’échéance, surtout avec la fin définitive des Diesel annoncée pour 2030 à Bruxelles. Résultat :

  • les véhicules en stock sont très recherchés,

  • les automobilistes craignent de perdre l’accès à la capitale,

  • certains pensent à tort qu’ils seront verbalisés dès le 1er janvier (ce sera encore un avertissement).

Ce regain d’intérêt touche aussi bien le marché de l’occasion que le neuf, à condition que le véhicule soit disponible immédiatement.

Hausse des prix et effet salon : comment acheter malin ?

L’équation est logique : plus de demande = prix plus élevés. Beaucoup d’automobilistes découvrent que le modèle conforme dépasse de 3.000 à 4.000 € leur budget initial. Cette hausse est liée :

  • à la demande massive,

  • à la rareté des thermiques récents conformes,

  • à la volonté d’éviter un passage forcé vers l’électrique.

Le climat est donc à la précipitation, mais pas de panique : la sanction réelle n’arrive qu’en mars.
Et surtout, janvier accueillera le Salon de l’Auto de Bruxelles, un moment traditionnellement propice aux remises commerciales.

Les organisateurs ont même prévu une offre de places gratuites pour les Bruxellois concernés, histoire d’aider les conducteurs à préparer leur transition.