L’Intelligence Artificielle est en train de bouleverser tous les secteurs… et la sécurité routière ne fait pas exception.
Alors que les radars actuels restent limités à quelques fonctions (vitesse ou feu rouge, mais rarement en simultané), les autorités envisagent désormais une nouvelle génération de dispositifs capables de repérer plusieurs infractions en même temps grâce à l’IA.
Pourquoi ce changement ?
Les radars tourelles, censés initialement détecter plus d’une dizaine d’infractions différentes, se sont révélés bien moins performants que prévu. Face à ce constat, la Sécurité routière souhaite franchir un cap en abandonnant les anciennes ambitions irréalistes pour se tourner vers des technologies réellement capables d’analyser plusieurs comportements à la fois.
Le Département du Contrôle Automatisé (DCA) a d’ailleurs lancé un vaste appel d’offres pour la période 2026-2030, afin de développer de nouveaux radars plus intelligents et plus précis.
L’objectif annoncé est clair : créer des radars multifonctions capables d’identifier plusieurs comportements dangereux en temps réel.
En plus des excès de vitesse et du passage au feu rouge, les futurs dispositifs pourraient également analyser :
Le non-respect des distances de sécurité
Le port ou non de la ceinture de sécurité
L’usage du téléphone au volant
Et ce n’est qu’un début. D’autres infractions pourraient être ajoutées au fil du développement des technologies d’IA.
Cependant, tout n’est pas qu’une question d’innovation technique. Filmer l’intérieur d’un véhicule ou analyser le comportement d’un conducteur nécessite une autorisation légale stricte, notamment pour protéger la vie privée et les données des automobilistes.
Avant toute installation, il faudra donc adapter le cadre juridique actuel, ce qui risque de prendre du temps.
Même si les ambitions sont élevées, aucune date officielle n’a pour l’instant été confirmée.
Le programme de recherche lancé par le DCA s’étale jusqu’en 2030, ce qui signifie que les premiers radars équipés d’intelligence artificielle ne devraient pas entrer en service avant plusieurs années.
Leur arrivée dépendra de deux facteurs majeurs :
Les avancées technologiques réalisées entre 2026 et 2030
Les adaptations légales nécessaires pour autoriser la captation et l’analyse automatique des comportements
En clair : les radars intelligents ne seront pas installés demain matin, mais leur développement est bel et bien lancé. Leur déploiement semble inévitable à moyen terme, et pourrait profondément modifier les habitudes de conduite en Belgique, avec une surveillance beaucoup plus complète qu’aujourd’hui.