Auto-école contact +

Taxe aux heures de pointe à Bruxelles : ce qui est envisagé et ce que cela changerait vraiment

La mobilité bruxelloise pourrait connaître un nouveau tournant. Dans le cadre des négociations pour former un gouvernement régional, une taxation ciblée de l’usage de la voiture aux heures de pointe est à l’étude. L’objectif affiché : réduire la congestion et améliorer l’équilibre budgétaire. Mais la mesure soulève déjà de nombreuses questions chez les automobilistes.

Une taxe ciblée sur les moments et zones les plus congestionnés

Contrairement aux projets de taxation kilométrique évoqués par le passé, la piste actuellement étudiée serait plus ciblée.

Le principe envisagé :

  • prélèvement déclenché à l’entrée de zones très congestionnées

  • uniquement à certaines plages horaires :

    • le matin : 7h30 – 9h

    • le soir : 16h30 – 19h

  • zones encore à définir, mais le Pentagone bruxellois est régulièrement cité

La détection des véhicules reposerait sur des caméras ANPR (reconnaissance automatique des plaques), déjà largement utilisées dans les tunnels et axes structurants de la Région de Bruxelles-Capitale.

📊 Selon les premières estimations internes, cette mesure pourrait générer :

  • environ 36 millions d’euros en 2027

  • plus de 60 millions d’euros en 2028

👥 Qui serait concerné ? Le débat reste ouvert

L’un des points les plus sensibles concerne l’identification des automobilistes visés.

Plusieurs options sont sur la table :

  • application à tous les véhicules, sans distinction

  • ciblage des navetteurs venant de l’extérieur

  • exclusion des résidents bruxellois, comme cela existe déjà pour certaines politiques de stationnement à Paris

👉 À ce stade, aucune décision définitive n’a été prise.
Les négociateurs reconnaissent eux-mêmes que le mécanisme doit encore être affiné sur les plans juridique, technique et social.

Ce qui semble acquis en revanche, c’est la volonté de la Région d’agir sans attendre une solution coordonnée avec la Flandre et la Wallonie, qui travaillent de leur côté sur une vignette routière commune.

🧾 Un contexte fiscal déjà lourd pour les conducteurs

Cette proposition s’inscrit dans un climat où la fiscalité automobile est déjà très élevée en Belgique.

Ce que paient déjà les automobilistes :

  • TVA sur les véhicules et carburants

  • accises sur l’essence et le diesel

  • taxe de mise en circulation

  • taxe de circulation annuelle

  • assurances obligatoires

  • amendes routières de plus en plus strictes

Le souvenir du projet SmartMove, porté lors de la précédente législature sous le gouvernement de Rudi Vervoort, reste également présent. Ce projet de taxation basée sur l’usage réel du véhicule avait finalement été abandonné face aux oppositions politiques.

La mesure actuellement évoquée se veut plus simple dans sa forme, mais poursuit un objectif similaire : décourager l’usage de la voiture aux heures les plus critiques.

🔗 Pour le cadre réglementaire général en matière de mobilité et de fiscalité, voir les informations officielles du SPF Mobilité.

🚗 Point auto-école

Ce débat illustre une réalité essentielle pour les futurs conducteurs : les règles de circulation et de mobilité évoluent constamment, surtout en milieu urbain. Comprendre ces changements fait désormais partie intégrante d’une conduite responsable et anticipative.